Choisir son statut de freelance
17/07/2026

SASU ou EURL pour un freelance : comparatif fiscal, social et patrimonial en 2026

Ce que vous devez savoir avant de commencer

La SASU et l’EURL sont les deux formes juridiques les plus choisies par les freelances qui souhaitent exercer en société unipersonnelle. Elles partagent plusieurs caractéristiques : responsabilité limitée aux apports, capital social libre dès 1 euro, impôt sur les sociétés au taux de 15 % jusqu’à 42 500 euros de bénéfice puis 25 % au-delà. En surface, elles se ressemblent. En profondeur, elles diffèrent radicalement sur trois dimensions qui conditionnent votre revenu net réel : le statut social du dirigeant, le régime des dividendes, et la protection sociale.

La différence centrale tient à deux données. En EURL, vous êtes gérant TNS (travailleur non salarié) et cotisez environ 45 % de votre rémunération nette au régime SSI (ex-RSI). En SASU, vous êtes président assimilé salarié et cotisez environ 82 % de charges totales (patronales + salariales) sur votre salaire brut, mais vos dividendes ne génèrent aucune cotisation sociale. En EURL, les dividendes dépassant 10 % du capital social sont soumis aux cotisations TNS d’environ 45 % en plus de la flat tax. Cette différence sur les dividendes est le facteur déterminant du choix pour les freelances à revenus élevés.

Ce guide couvre le comparatif complet sur le régime social, la fiscalité, les dividendes, la protection sociale, le financement immobilier, l’ARE, et la matrice de décision par niveau de chiffre d’affaires.


1. Le statut social : la différence structurelle

En EURL : gérant TNS au régime SSI

Le gérant associé unique d’une EURL relève du régime des travailleurs non salariés (TNS), affilié au régime SSI (Sécurité Sociale des Indépendants). Les cotisations sociales représentent environ 45 % de la rémunération nette du gérant. Elles couvrent la retraite de base (CNAV), la retraite complémentaire (RCI, ex-RSI), la maladie-maternité, les allocations familiales et la CSG-CRDS.

En pratique, si vous vous versez 50 000 euros de rémunération nette en EURL, vous payez environ 22 500 euros de cotisations sociales. Le coût total pour la société est d’environ 72 500 euros (rémunération nette + cotisations).

Les cotisations TNS présentent un avantage de trésorerie : elles sont calculées sur l’année N-2 avec régularisation en N, ce qui permet de décaisser des cotisations calculées sur un revenu passé souvent inférieur pendant les premières années. En contrepartie, les régularisations peuvent être significatives lors des bonnes années.

En SASU : président assimilé salarié au régime général

Le président de SASU relève du régime général de la Sécurité sociale en tant qu’assimilé salarié. Les charges sociales représentent environ 82 % du salaire brut (cotisations patronales et salariales combinées). Pour un revenu net de 50 000 euros, le coût total pour la société est d’environ 90 000 euros.

En contrepartie, la protection sociale est supérieure à celle du TNS : meilleure couverture maladie, retraite complémentaire AGIRC-ARRCO significativement plus favorable, prévoyance obligatoire dans certains cas, et bulletins de paie reconnus par les banques pour les demandes de crédit immobilier.

Le président de SASU ne bénéficie pas de l’assurance chômage, contrairement à un salarié ordinaire. C’est un point souvent méconnu : même avec des bulletins de paie, le président de SASU ne cotise pas à l’assurance chômage et ne peut pas percevoir l’ARE en cas de cessation de sa rémunération dans la société.

Le tableau comparatif des régimes sociaux

CritèreEURL (gérant TNS)SASU (président assimilé salarié)
Régime socialSSI (ex-RSI)Régime général
Taux de cotisations~45 % de la rémunération nette~82 % du salaire brut (patronales + salariales)
Coût pour 50 k€ nets~72 500 € total~90 000 € total
Retraite de baseCNAV (identique au salarié)CNAV
Retraite complémentaireRCI (moins favorable)AGIRC-ARRCO (plus favorable)
Assurance chômageNonNon
Bulletins de paieNon (appel de cotisations)Oui

2. La fiscalité des dividendes : la divergence centrale

En EURL : les dividendes soumis aux cotisations TNS au-delà de 10 %

En EURL soumise à l’IS, les dividendes versés au gérant associé unique sont soumis aux cotisations sociales TNS dès lors qu’ils dépassent 10 % du capital social augmenté des primes d’émission et de la moyenne annuelle du compte courant d’associé. Au-delà de ce seuil, les dividendes sont traités comme de la rémunération et supportent les mêmes cotisations d’environ 45 %.

C’est le piège central de l’EURL pour les freelances à revenus élevés. Avec un capital social de 1 000 euros (cas très fréquent), seuls 100 euros de dividendes échappent aux cotisations sociales. Au-delà, vous payez quasiment autant de cotisations que sur votre rémunération. Il n’y a donc pas de vrai levier d’optimisation fiscale via les dividendes en EURL, sauf si vous augmentez significativement votre capital social ou votre compte courant d’associé.

La solution partielle est d’apporter des fonds en compte courant d’associé plutôt qu’en capital : ces fonds entrent également dans la base de calcul du seuil de 10 %. Un capital de 1 000 euros + un compte courant moyen de 30 000 euros élargit le seuil exonéré à 3 100 euros de dividendes sans cotisations TNS.

En SASU : aucune cotisation sociale sur les dividendes

En SASU, les dividendes ne sont jamais soumis aux cotisations sociales, quel que soit leur montant. Ils supportent uniquement la flat tax de 31,4 % (12,8 % d’IR + 18,6 % de prélèvements sociaux) depuis 2026, ou sur option le barème progressif avec abattement de 40 %.

Cette caractéristique fait de la SASU le statut de référence pour les freelances qui souhaitent optimiser leur rémunération via les dividendes. Un président de SASU qui se verse un salaire brut de 18 000 euros (environ 14 400 euros nets) et distribue 60 000 euros de dividendes paie 31,4 % × 60 000 = 18 840 euros de flat tax sur les dividendes, contre 45 % × 60 000 = 27 000 euros de cotisations TNS sur la même somme en EURL.

La simulation chiffrée : EURL versus SASU à 100 000 euros de CA

Hypothèses : CA 100 000 euros, charges d’exploitation 10 000 euros, bénéfice avant IS 90 000 euros, IS à 15 % sur 42 500 euros + 25 % sur le reste.

En EURL : bénéfice avant IS 90 000 euros, rémunération gérant 60 000 euros (déduite), résultat IS 30 000 euros, IS = 4 500 euros (15 % × 30 000). Cotisations TNS sur 60 000 euros nets = 27 000 euros. Revenu disponible : 60 000 − 27 000 + 30 000 − 4 500 = 58 500 euros avant IR personnel.

En SASU : bénéfice avant IS 90 000 euros, salaire brut président 20 000 euros (charges patronales + salariales ≈ 36 400 euros coût total, dont salaire net ≈ 15 000 euros), résultat IS ≈ 53 600 euros, IS = 6 375 euros (15 % × 42 500) + 2 775 euros (25 % × 11 100) = 9 150 euros. Bénéfice net après IS = 44 450 euros distribués en dividendes. Flat tax 31,4 % × 44 450 = 13 957 euros. Revenu disponible : 15 000 + 44 450 − 13 957 = 45 493 euros avant IR personnel sur le salaire.

Ce calcul simplifié illustre que le choix optimal dépend du niveau de CA, de la stratégie de rémunération et de la TMI personnelle. La simulation doit être adaptée à chaque situation avec un expert-comptable.


3. La protection sociale : ce que vous achetez avec vos cotisations

La retraite : l’avantage structurel de la SASU

La retraite complémentaire AGIRC-ARRCO, à laquelle cotise le président de SASU, est significativement plus favorable que le régime complémentaire RCI des TNS pour un niveau de cotisations équivalent. Un président de SASU qui se verse un salaire significatif acquiert des points de retraite complémentaire à un taux plus favorable qu’un gérant d’EURL avec le même niveau de cotisations.

La retraite de base CNAV est identique dans les deux régimes pour une rémunération equivalente. La différence se joue sur la complémentaire. Un gérant d’EURL qui optimise au maximum ses cotisations en se rémunérant peu accumule peu de droits à la retraite : l’optimisation fiscale à court terme a un coût à l’horizon retraite.

La maladie-maternité : des droits comparables mais avec des délais différents

En EURL, les indemnités journalières maladie sont calculées sur le revenu des 3 dernières années, avec un délai de carence de 3 jours. Elles sont plafonnées. En SASU, les indemnités journalières sont calculées sur le salaire avec un délai de carence de 3 jours pour la maladie ordinaire et sans carence en cas de maternité ou d’accident du travail. Les droits du président de SASU sont globalement mieux couverts.

La PUMa (Protection Universelle Maladie) : le piège de la SASU tout dividendes

Un président de SASU qui se rémunère exclusivement en dividendes sans salaire risque d’être assujetti à la cotisation PUMa (Protection Universelle Maladie). Cette cotisation de 6,5 % s’applique sur les revenus du capital lorsque le revenu d’activité professionnel est inférieur à 20 % du PASS (9 612 euros en 2026) et que les revenus du patrimoine dépassent 50 % du PASS (24 030 euros). Elle peut représenter plusieurs milliers d’euros annuels pour un freelance en SASU qui privilégie exclusivement les dividendes.


4. L’ARE et le maintien des allocations chômage : l’avantage SASU

Conserver ses droits ARE en SASU sans rémunération

Un freelance qui crée une SASU tout en maintenant ses droits ARE peut conserver 100 % de ses allocations chômage sans rémunération de la SASU. Tant qu’il ne se verse aucun salaire, France Travail ne réduit pas ses allocations. Cette stratégie est particulièrement intéressante pour les six à douze premiers mois de démarrage : le freelance construit son activité et constitue une trésorerie dans la SASU, tout en percevant son ARE intégralement.

Un consultant freelance qui démarre son activité avec 12 mois d’ARE à percevoir choisira souvent la SASU pour ne payer aucune cotisation dans un premier temps, puis basculera vers une rémunération mixte (salaire + dividendes) une fois l’activité stabilisée.

En EURL : un suivi mensuel obligatoire et une réduction des allocations

En EURL, le maintien de l’ARE est plus complexe. Le gérant TNS qui perçoit une rémunération doit déclarer ses revenus chaque mois à France Travail. Les allocations sont réduites au prorata. En l’absence de rémunération, le maintien total est théoriquement possible mais le suivi mensuel est contraignant et l’absence de revenus déclarés en EURL génère souvent des doutes de la part de France Travail sur l’effectivité de l’exercice.


5. Le financement immobilier : l’avantage SASU

Les bulletins de paie reconnus par les banques

Si tu envisages d’acheter un bien immobilier, le statut social peut changer la donne. En SASU, tu reçois des bulletins de paie. Les banques adorent ça. Ton salaire régulier rassure les analystes crédit, même si tes dividendes ne sont pas toujours pris en compte. En EURL, tu n’as pas de bulletins de salaire : les appels de cotisations et les déclarations de bénéfice sont les seuls justificatifs de revenus disponibles.

En pratique, obtenir un crédit immobilier en tant que gérant d’EURL exige 3 ans d’exercice avec des bilans positifs. En SASU avec une rémunération salariale stable depuis 12 à 24 mois, les dossiers bancaires sont souvent mieux reçus, même pour un montant équivalent.


6. La matrice de décision par niveau de CA

En dessous de 50 000 euros de CA : la micro-entreprise reste souvent gagnante

En dessous de 50 à 55 000 euros de CA, la micro-entreprise est presque toujours gagnante pour un prestataire avec peu de charges. Les cotisations de 23 % sur le CA sont inférieures aux charges d’une EURL ou d’une SASU, et l’absence de comptabilité d’engagement réduit considérablement les frais de gestion.

Entre 50 000 et 100 000 euros de CA : l’EURL prend souvent l’avantage

Entre 60 000 et 100 000 euros de CA, l’EURL à l’IS prend l’avantage, surtout si vous constituez un capital social et un compte courant d’associé suffisants pour limiter l’assiette des cotisations sur dividendes. Le taux effectif global (charges sociales + IS + IR) est souvent inférieur en EURL grâce aux cotisations TNS moins élevées que les charges patronales de la SASU.

Au-delà de 120 000 euros de CA : la SASU devient clairement avantageuse

La SASU devient compétitive à partir de 120 000 euros de CA, et clairement avantageuse au-delà de 150 000 euros. La stratégie salaire minimum + dividendes permet de réduire significativement la charge fiscale globale. La différence de traitement des dividendes (flat tax 31,4 % en SASU versus cotisations TNS 45 % en EURL) génère une économie qui compense largement le surcoût des charges patronales sur le salaire.

Le tableau de recommandation par profil

ProfilCA estiméRecommandationRaison principale
Freelance en démarrage avec ARE< 80 000 €SASUConservation 100 % des allocations sans rémunération
Freelance revenus modérés40 000 à 80 000 €EURL à l’ISCharges sociales inférieures sur la rémunération
Freelance revenus élevés> 100 000 €SASUDividendes sans cotisations sociales
Freelance avec projet immobilier à court termeTout niveauSASUBulletins de paie reconnus par les banques
Freelance orienté optimisation dividendes> 120 000 €SASUFlat tax 31,4 % vs cotisations TNS 45 %
Freelance avec faible besoin de protection sociale60 000 à 120 000 €EURLCoût global inférieur si pas de stratégie dividendes

7. Les aspects pratiques : création, comptabilité et évolution

La création : des différences mineures

La création d’une SASU et d’une EURL suit des étapes similaires : rédaction des statuts, dépôt du capital, annonce légale, dossier d’immatriculation au guichet unique de l’INPI. Les coûts sont comparables (500 à 1 500 euros via un professionnel). La principale différence est que la SASU exige de libérer au moins 50 % du capital lors de la création, contre 20 % pour l’EURL.

La comptabilité : identique dans les deux cas

Les deux structures sont soumises à la même obligation de comptabilité d’engagement, de tenue d’un grand livre, et de dépôt des comptes annuels au greffe. Les frais de comptabilité sont identiques (1 200 à 3 500 euros annuels selon le volume de pièces). La complexité est légèrement supérieure en SASU en raison des bulletins de salaire à établir.

La transformation EURL vers SASU : simple mais payante

Passer de l’EURL à la SASU n’est pas très compliqué : c’est une transformation juridique via une décision de l’associé unique, la modification des statuts et une inscription au greffe du tribunal de commerce. Les frais sont d’environ 500 à 800 euros (annonce légale + greffe). Cette transformation est fiscalement neutre (pas de plus-value réalisée) à condition de ne pas changer de régime fiscal simultanément.


Les erreurs les plus fréquentes dans le choix entre SASU et EURL

Choisir la SASU uniquement pour les bulletins de paie sans se rémunérer suffisamment. Un président de SASU sans rémunération ou avec un salaire symbolique ne valide aucun trimestre de retraite, ne bénéficie d’aucune couverture maladie à titre professionnel, et risque la cotisation PUMa sur ses dividendes. La SASU sans salaire n’est une stratégie acceptable que pendant les premiers mois avec ARE.

Choisir l’EURL sans simuler l’impact des cotisations TNS sur les dividendes. Beaucoup de freelances créent une EURL pensant pouvoir se rémunérer librement en dividendes. Avec un capital de 1 000 euros, seuls 100 euros de dividendes échappent aux cotisations TNS. Cette réalité doit être simulée avant la création, pas découverte lors du premier versement de dividendes.

Oublier d’intégrer les frais de comptabilité dans le calcul du revenu net. La SASU et l’EURL génèrent toutes deux des frais de comptabilité de 1 200 à 3 500 euros annuels, qui doivent être intégrés dans la simulation du revenu net disponible. Pour un CA de 50 000 euros, ces frais représentent 2,4 à 7 % du CA.

Ne pas anticiper l’impact sur l’accès au crédit immobilier. Un freelance en EURL qui anticipe un projet immobilier à 18 mois doit soit créer une SASU dès le départ, soit disposer de 3 années de bilans en EURL avant de solliciter un crédit.


FAQ

Peut-on passer de la SASU à l’EURL facilement ?

Oui, la transformation est possible dans les deux sens. Elle nécessite une décision de l’associé unique, une modification des statuts, une annonce légale et une inscription au greffe. Les frais sont d’environ 500 à 800 euros. La transformation est fiscalement neutre si elle n’implique pas de changement de régime IS/IR simultané.

En SASU, peut-on ne pas se verser de salaire du tout ?

Oui, légalement. Mais l’absence totale de rémunération expose à la cotisation PUMa si les dividendes dépassent 24 030 euros (50 % du PASS 2026), et génère des années blanches de retraite. La stratégie sans salaire n’est acceptable que pendant les premiers mois avec ARE.

L’EURL peut-elle opter pour l’IR ?

Oui. L’EURL est à l’IR par défaut et peut opter pour l’IS. L’option à l’IS est irrévocable et doit être évaluée soigneusement avec un expert-comptable. À l’IR, les bénéfices de l’EURL sont directement imposés au barème progressif de l’IR sans IS intermédiaire, ce qui peut être avantageux pour les premières années déficitaires ou pour les freelances dans des tranches marginales basses.

La SASU peut-elle opter pour l’IR ?

Oui, pendant 5 exercices maximum, si la société a moins de 5 ans, emploie moins de 50 salariés, réalise moins de 10 millions d’euros de CA, et si l’associé unique est une personne physique. Cette option est utile en phase de démarrage déficitaire pour imputer les déficits sur le revenu global.


Conclusion : SASU ou EURL, la décision se prend sur les chiffres de votre situation réelle

Il n’existe pas de réponse universelle au choix entre SASU et EURL. La SASU est clairement avantageuse pour les freelances à CA élevé qui peuvent utiliser la stratégie salaire minimum + dividendes, pour ceux qui ont des droits ARE à préserver en début d’activité, et pour ceux qui projettent un achat immobilier à court terme. L’EURL est souvent plus efficace pour les revenus modérés où les charges TNS sont moins élevées que les charges patronales de la SASU, et pour les freelances qui ne souhaitent pas complexifier leur gestion avec des bulletins de salaire.

Ce que vous devez retenir

La différence centrale entre SASU et EURL tient au régime des dividendes : en SASU, flat tax de 31,4 % uniquement ; en EURL, cotisations TNS de 45 % au-delà de 10 % du capital social + comptes courants. La SASU devient clairement avantageuse au-delà de 120 000 à 150 000 euros de CA grâce à l’arbitrage salaire minimum + dividendes. En SASU, le maintien de 100 % de l’ARE sans rémunération est possible pendant les premiers mois : c’est l’avantage décisif pour les freelances en démarrage avec des droits chômage. En EURL, les cotisations TNS sont d’environ 45 % de la rémunération nette, contre 82 % de charges totales sur le salaire brut en SASU. L’absence de bulletins de paie en EURL complique l’accès au crédit immobilier par rapport à la SASU. La PUMa (6,5 % sur les revenus du capital) s’applique en SASU si le salaire est inférieur à 9 612 euros et les dividendes supérieurs à 24 030 euros en 2026.

Votre choix de statut est-il adapté à votre situation réelle ?

Avez-vous simulé votre revenu net disponible sur les deux statuts en intégrant l’ensemble des paramètres réels de votre situation (niveau de CA, charges d’exploitation, stratégie de rémunération, TMI personnelle, droits ARE en cours) pour vérifier que le statut choisi optimise effectivement votre revenu net et pas seulement vos cotisations sociales ?

Si vous envisagez une stratégie dividendes en EURL, avez-vous calculé le montant de capital social et de compte courant d’associé nécessaire pour élargir la fraction exonérée de cotisations TNS à votre niveau de distribution prévu, et vérifié que cet apport est compatible avec votre capacité de financement initiale ?

Si vous créez une SASU en conservant des droits ARE, avez-vous planifié la durée pendant laquelle vous pourrez maintenir 100 % de vos allocations sans rémunération, et défini le moment auquel vous commencerez à vous verser un salaire pour commencer à accumuler des droits à la retraite complémentaire AGIRC-ARRCO et éviter la cotisation PUMa sur vos dividendes ?

Notre cabinet accompagne les freelances dans le choix de leur statut juridique, la simulation comparative SASU versus EURL et la structuration optimale de leur rémunération. Contactez-nous pour un premier échange.

SECAB

Générateur de succès
Depuis plus de 25 ans, le groupe SECAB accompagne les entrepreneurs dans les domaines de l’expertise-comptable, du droit et de la gestion.
Choisir sa forme juridique

Choisir sa forme juridique

SAS ou SARL : comparatif complet pour choisir le bon statut en 2026 Ce que vous devez savoir avant de commencer SAS et SARL sont les deux formes juridiques les plus créées en France pour des projets à plusieurs associés. Elles partagent plusieurs caractéristiques...

Partager la valeur avec ses salariés

Partager la valeur avec ses salariés

Prime de partage de la valeur : obligations, montants et fiscalité pour les entreprises de 11 à 49 salariés en 2026 Ce que vous devez savoir avant de commencer Depuis le 1er janvier 2025, les entreprises de 11 à 49 salariés réalisant un bénéfice net fiscal d'au moins...

Maîtriser les impôts locaux de son entreprise

Maîtriser les impôts locaux de son entreprise

CFE, CVAE, CET : comprendre et optimiser les impôts locaux de l'entreprise en 2026 Ce que vous devez savoir avant de commencer La Contribution Économique Territoriale (CET) est l'impôt local des entreprises françaises. Elle se compose de deux taxes distinctes : la...

Tags