Retraite du dirigeant : TNS versus assimilé salarié, ce qu’on cotise et ce qu’on touche en 2026
Ce que vous devez savoir avant de commencer
La retraite d’un dirigeant n’est pas un sujet abstrait pour les années qui précèdent la cessation d’activité. C’est une décision structurelle qui se joue dès le premier jour d’exercice, dans le choix du statut juridique. Le statut social du dirigeant, assimilé salarié ou TNS, influence directement ses droits à la retraite. La pension de demain correspond à une rémunération différée : les cotisations sociales versées aujourd’hui ouvrent des droits futurs.
La distinction est simple à poser mais complexe à simuler. Le gérant majoritaire de SARL et l’associé unique d’EURL relèvent du régime TNS (Sécurité Sociale des Indépendants). Le président de SAS ou SASU et le gérant minoritaire de SARL sont assimilés salariés, rattachés au régime général avec retraite complémentaire AGIRC-ARRCO. Les cotisations des TNS représentent environ 40 à 45 % de leur revenu professionnel, contre 75 à 80 % pour les assimilés salariés (charges patronales + salariales comprises). Cette économie à court terme se traduit cependant par des droits réduits : pensions plus faibles.
En 2026, deux évolutions récentes modifient l’analyse. Les TNS constatent une révision des taux de cotisation retraite complémentaire avec une augmentation à 26,1 % en 2026, rapprochant leurs contributions de celles des salariés. Et la valeur de service du point AGIRC-ARRCO est de 1,4386 euro en 2026, valeur non revalorisée depuis novembre 2024 suite à un gel inédit lié à un désaccord entre partenaires sociaux.
1. Les deux régimes de retraite : structure et caisses
Le régime du dirigeant TNS
Les TNS relèvent du régime des indépendants, géré par la CNAV (anciennement par la Sécurité sociale des indépendants SSI, ex-RSI). Sont notamment concernés les gérants majoritaires de SARL, les associés uniques d’EURL, et les entrepreneurs individuels.
Le régime TNS comporte deux niveaux. La retraite de base versée par la CNAV, calculée selon les mêmes règles que pour les salariés (âge légal, durée de cotisation, 25 meilleures années). La retraite complémentaire obligatoire par points : RCI (Régime Complémentaire des Indépendants) pour les artisans et commerçants, CIPAV pour les professions libérales non réglementées, et des caisses spécifiques pour les professions réglementées (CARMF pour les médecins, CARPIMKO pour les kinésithérapeutes, CNBF pour les avocats).
Le régime de l’assimilé salarié
Les dirigeants assimilés salariés cotisent au régime général de la Sécurité sociale, comme les salariés classiques, à l’exception de l’assurance chômage. Ils cotisent à la CNAV pour la retraite de base et à l’AGIRC-ARRCO pour la retraite complémentaire.
L’assimilé salarié bénéficie du régime AGIRC-ARRCO qui convertit les cotisations en points selon une valeur de service fixée à 1,4386 euro en 2026. Sur une carrière complète, cet écart peut représenter plusieurs centaines d’euros de pension mensuelle.
2. Les cotisations retraite ligne par ligne
Le tableau des taux de cotisation en 2026
Pour le dirigeant TNS (gérant majoritaire de SARL/EURL)
| Cotisation | Assiette | Taux |
|---|---|---|
| Retraite de base CNAV | Jusqu’au PASS (48 060 €) | 17,75 % |
| Retraite de base CNAV | Au-delà du PASS | 0,60 % |
| Retraite complémentaire RCI | Jusqu’à 1 PASS | 7 % |
| Retraite complémentaire RCI | De 1 à 4 PASS | 8 % |
| Invalidité-décès | Forfait | Environ 1 % |
| Taux global retraite TNS | — | ~26 à 27 % du revenu net |
Pour le dirigeant assimilé salarié (président SAS/SASU)
| Cotisation | Assiette | Taux salarial | Taux patronal | Total |
|---|---|---|---|---|
| Retraite de base CNAV | Jusqu’au PASS | 6,90 % | 8,55 % | 15,45 % |
| Retraite de base CNAV | Au-delà du PASS | 0,40 % | 1,90 % | 2,30 % |
| AGIRC-ARRCO tranche 1 | Jusqu’au PASS | 3,15 % | 4,72 % | 7,87 % |
| AGIRC-ARRCO tranche 2 | De 1 à 8 PASS | 8,64 % | 12,95 % | 21,59 % |
| Taux global retraite assimilé salarié | — | ~18 % du brut | ~28 % du brut | ~46 % du brut |
Sources : Urssaf, AGIRC-ARRCO circulaire 2025-15-DT, PASS 2026 = 48 060 euros.
Ce que coûtent réellement les cotisations pour un même revenu net cible
Pour illustrer la différence de coût global, comparons le coût total pour l’entreprise d’un revenu net identique de 50 000 euros.
En TNS : cotisations sociales ≈ 45 % × 50 000 = 22 500 euros. Coût total pour l’entreprise = 72 500 euros.
En assimilé salarié : les cotisations patronales représentent environ 45 % du salaire brut. Pour un net de 50 000 euros (soit environ 65 000 euros bruts), les charges patronales sont de 65 000 × 45 % = 29 250 euros. Coût total pour la société ≈ 65 000 + 29 250 = 94 250 euros.
Le surcoût de l’assimilé salarié pour un même revenu net est d’environ 21 750 euros dans cet exemple, soit 30 % de plus que le TNS. Ce surcoût finance une meilleure retraite complémentaire AGIRC-ARRCO.
3. La validation des trimestres : les seuils à respecter
Le seuil de validation en 2026
Dans les deux cas, le seuil pour valider un trimestre est de 1 803 euros en 2025, soit 7 212 euros par an pour les 4 trimestres. Ce seuil est identique pour les TNS et les assimilés salariés pour la retraite de base CNAV.
Le risque spécifique du TNS : un gérant TNS sans salaire valide seulement 3 trimestres par an. Se verser au moins 7 386 euros suffit à valider les 4 trimestres. Un TNS peut cotiser sans se verser de rémunération (les cotisations minimales forfaitaires sont dues même sans revenu), mais son revenu déclaré doit atteindre le seuil pour que les trimestres soient validés.
Le risque spécifique de l’assimilé salarié : il est essentiel que le dirigeant se verse une rémunération suffisante et régulière, faute de quoi ses droits à la retraite seront très faibles, voire inexistants. Aucun trimestre ne peut être validé sans revenu déclaré. Contrairement au gérant TNS, le dirigeant assimilé salarié n’est pas redevable de charges sans revenu.
Le salaire minimum recommandé pour construire des droits corrects
Pour un dirigeant assimilé salarié, un salaire annuel brut de 15 000 à 25 000 euros est le minimum recommandé pour cotiser de façon significative à l’AGIRC-ARRCO tranche 1 et valider 4 trimestres. Pour valider 4 trimestres en 2025, un salaire brut annuel de 7 128 euros est nécessaire. Ce minimum absolu ne génère que des droits très faibles à la retraite complémentaire.
Un président de SASU qui se verse uniquement des dividendes ne valide aucun trimestre de retraite et n’accumule aucun point AGIRC-ARRCO. La stratégie tout dividendes, attractive fiscalement à court terme, est catastrophique à l’horizon retraite.
4. Ce qu’on touche à la retraite : la simulation comparative
La retraite de base : des droits comparables entre TNS et assimilé salarié
Depuis l’alignement du régime des indépendants (SSI) sur la CNAV, les règles de calcul de la retraite de base sont quasiment identiques : âge légal, durée d’assurance, taux plein de 50 % et calcul sur les 25 meilleures années. Les principales différences concernent surtout la retraite complémentaire.
La pension de base maximale en 2026 est de 50 % du salaire annuel moyen des 25 meilleures années, dans la limite du PASS (48 060 euros). La pension de base maximale est donc de 50 % × 48 060 = 24 030 euros par an, soit 2 002 euros par mois.
La retraite complémentaire AGIRC-ARRCO versus RCI
C’est sur la retraite complémentaire que les deux régimes divergent le plus significativement.
En AGIRC-ARRCO (assimilé salarié) : les cotisations sont converties en points selon la valeur d’achat du point. A la retraite, les points accumulés sont multipliés par la valeur de service (1,4386 euro en 2026) pour calculer la rente annuelle. Pour un dirigeant qui cotise sur un salaire de 60 000 euros pendant 30 ans, la pension complémentaire AGIRC-ARRCO peut représenter 800 à 1 200 euros mensuels selon les années cotisées et les taux appliqués.
En RCI (TNS artisans-commerçants) : le régime complémentaire obligatoire des indépendants génère des droits sensiblement inférieurs à l’AGIRC-ARRCO pour un niveau de revenu comparable. L’assimilé salarié bénéficie du régime AGIRC-ARRCO qui est beaucoup plus complet, validant des points sur des tranches de revenus bien supérieures à celles des TNS. Sur une carrière complète, cet écart peut représenter plusieurs centaines d’euros de pension mensuelle.
La simulation chiffrée sur 30 ans de carrière
Le tableau suivant compare les droits à la retraite accumulés sur 30 ans de carrière avec un revenu net de 60 000 euros par an.
| Critère | Dirigeant TNS | Assimilé salarié |
|---|---|---|
| Cotisations retraite annuelles (total) | ~16 200 € | ~29 000 € |
| Coût total sur 30 ans | ~486 000 € | ~870 000 € |
| Pension de base estimée (par mois) | ~1 500 € | ~1 700 € |
| Pension complémentaire estimée (par mois) | ~500 à 700 € | ~900 à 1 200 € |
| Pension totale estimée | ~2 000 à 2 200 €/mois | ~2 600 à 2 900 €/mois |
| Taux de remplacement approximatif | ~40 à 44 % | ~52 à 58 % |
Estimations calculées sur la base d’une rémunération nette de 60 000 euros pendant 30 ans, retraite à 64 ans à taux plein. Ces estimations sont indicatives et dépendent des paramètres individuels de chaque carrière.
L’âge légal de départ et la durée de cotisation en 2026
La réforme des retraites de 2023 a porté l’âge légal de départ à 64 ans. L’allongement à 43 ans de cotisation et l’âge légal progressif à 64 ans exigent une anticipation stratégique. Pour un dirigeant qui a démarré son activité à 30 ans, le taux plein est atteint à 64 ans avec 43 années de cotisation validées.
Les trimestres validés par le dirigeant TNS sans rémunération suffisante créent des trous dans la carrière qui allongent la durée nécessaire pour atteindre le taux plein ou réduisent mécaniquement la pension finale.
5. Les leviers complémentaires : PER, Madelin et prévoyance
Le PER : la déduction fiscale prioritaire pour les TNS
Le PER individuel est particulièrement avantageux pour les TNS dont la retraite obligatoire est structurellement plus faible que celle des assimilés salariés. Les dirigeants TNS disposent d’un plafond spécifique pouvant atteindre 88 911 euros de versements déductibles en 2026 (10 % du bénéfice + 15 % de la fraction entre 1 et 8 PASS). Ce plafond est presque 2,5 fois supérieur à celui des assimilés salariés (limité à 38 448 euros).
Pour un gérant TNS dont le bénéfice est de 100 000 euros, le plafond de déduction PER est de 10 % × 100 000 + 15 % × (100 000 − 48 060) = 10 000 + 7 791 = 17 791 euros. L’économie d’IS ou d’IR à TMI 41 % est de 7 294 euros. Cet avantage fiscal compense partiellement le moindre niveau de pension obligatoire.
La prévoyance Madelin : la couverture complémentaire des TNS
Les contrats de prévoyance Madelin permettent aux TNS de se couvrir contre les risques d’incapacité et d’invalidité, avec des primes déductibles fiscalement. La couverture invalidité du TNS reste basique sans prévoyance complémentaire. Pour un gérant majoritaire dont l’activité dépend entièrement de sa capacité de travail, une prévoyance lourde (indemnités journalières, rente invalidité) est indispensable.
6. La matrice de décision selon le profil et les priorités
Quand le TNS est préférable malgré la retraite plus faible
Le TNS est préférable lorsque les cotisations économisées (environ 20 000 euros par an par rapport à l’assimilé salarié) sont réinvesties dans un PER, une assurance-vie ou un patrimoine immobilier. Sur 30 ans, 20 000 euros investis annuellement à un taux de rendement de 4 % représentent environ 1 120 000 euros de capital, générant potentiellement 3 700 euros de rente mensuelle à la retraite (taux de transformation de 4 %). Ce montant est largement supérieur au différentiel de pension obligatoire entre les deux régimes.
La condition est la discipline d’épargne : l’économie de cotisations doit être effectivement investie, pas consommée. Un TNS qui économise sur ses cotisations mais ne capitalise pas pour sa retraite cumule le pire des deux régimes.
Quand l’assimilé salarié est préférable
L’assimilé salarié est préférable dans trois situations. Cette sécurité est rassurante pour les profils ayant commencé leur carrière tardivement et souhaitant maximiser leurs droits à la pension de retraite. Un dirigeant qui commence son activité à 45 ans n’a pas le temps d’accumuler suffisamment de capital via un PER pour compenser une retraite obligatoire faible. L’assimilé salarié est également préférable lorsque le dirigeant souhaite une retraite prévisible et sécurisée sans dépendre de la performance de ses investissements personnels. Enfin, pour les dirigeants dont la TMI est faible (30 % ou moins), l’avantage fiscal du PER Madelin est moins puissant, réduisant le bénéfice de l’économie de cotisations TNS.
Le tableau de recommandation par profil
| Profil | Recommandation | Raison |
|---|---|---|
| Dirigeant de 30 à 45 ans, revenus > 80 000 €, discipliné en épargne | TNS + PER Madelin maximal | Optimisation fiscale + capitalisation supérieure à long terme |
| Dirigeant de 45 à 55 ans, début tardif d’activité indépendante | Assimilé salarié | Droits AGIRC-ARRCO constitués plus rapidement |
| Dirigeant aux revenus modestes (< 50 000 €), stratégie retraite simple | Assimilé salarié | Taux de remplacement meilleur à revenu modeste |
| Dirigeant souhaitant dividendes importants | Assimilé salarié (SAS/SASU) | Pas de cotisations TNS sur dividendes |
| Dirigeant avec revenus très élevés et PER maximisé | TNS (économie + PER 88 911 €) | Plafond PER TNS 2,3 fois supérieur |
Les erreurs qui coûtent le plus cher sur la retraite du dirigeant
Se verser uniquement des dividendes. Le salaire seul génère des droits. Cette distinction détermine le montant futur de la pension : un salaire de 10 000 euros génère des droits, tandis que 50 000 euros de dividendes restent sans effet. Un dirigeant de SAS qui ne se verse que des dividendes ne valide aucun trimestre et n’accumule aucun point AGIRC-ARRCO.
Ne jamais simuler sa retraite future. La simulation des droits acquis est accessible gratuitement sur info-retraite.fr (espace personnel). Beaucoup de dirigeants découvrent à 55 ans que leur future pension sera deux fois inférieure à leurs attentes. Cette découverte tardive ne laisse pas le temps de corriger la trajectoire.
Confondre le coût des cotisations avec leur valeur. Les cotisations ne sont pas une perte : elles achètent des droits à pension futurs. L’arbitrage doit comparer le coût des cotisations avec la valeur actualisée des droits acquis, et non se limiter à leur coût immédiat.
Sous-alimenter le PER en régime TNS. Le plafond PER TNS de 88 911 euros est peu utilisé dans les faits. Beaucoup de gérants TNS ne versent que quelques milliers d’euros sur leur PER, laissant inutilisé un levier fiscal considérable qui compenserait partiellement la faiblesse du régime obligatoire.
FAQ
Un gérant TNS peut-il cotiser volontairement au régime AGIRC-ARRCO ?
Non. L’AGIRC-ARRCO est réservé aux salariés et aux assimilés salariés. Un gérant majoritaire de SARL ne peut pas cotiser volontairement à ce régime. En revanche, il peut cotiser à la retraite supplémentaire via un PER Madelin individuel ou un PERO (Plan d’Épargne Retraite d’Entreprise) mis en place par sa société.
Les trimestres validés avant la création de l’entreprise (comme salarié) comptent-ils ?
Oui. Les trimestres validés lors d’une carrière salariée antérieure s’ajoutent aux trimestres validés en tant que dirigeant. La retraite finale intègre l’ensemble des droits accumulés dans tous les régimes (régime général, AGIRC-ARRCO, RCI, CIPAV selon les périodes). Un simulateur en ligne sur info-retraite.fr permet de voir la synthèse de l’ensemble des droits.
Peut-on rattraper des trimestres manquants en rachetant des trimestres ?
Oui. Le rachat de trimestres (pour les années d’études supérieures validées ou les années incomplètes) est possible jusqu’à 12 trimestres. Son coût varie selon l’âge au moment du rachat et le revenu de référence. Plus tôt le rachat est effectué, moins il est coûteux. Un rachat à 40 ans coûte environ 2 fois moins cher qu’à 55 ans pour un même revenu de référence.
Comment fonctionne la retraite progressive pour un dirigeant ?
Le dirigeant assimilé salarié peut bénéficier d’une retraite progressive calculée sur ses droits acquis aux régimes de base (CNAV) et complémentaire AGIRC-ARRCO à la date d’entrée en retraite progressive. La prise d’effet ne peut intervenir qu’au 1er janvier de l’année suivant la demande. Le TNS peut également bénéficier d’une retraite progressive calculée sur ses droits acquis à la CNAV/SSI et à la retraite complémentaire des indépendants (RCI).
Conclusion : le bon régime de retraite n’est pas celui qui coûte le moins aujourd’hui, mais celui qui s’intègre à la meilleure stratégie globale
La retraite d’un dirigeant ne se construit pas uniquement par les cotisations obligatoires. Elle résulte d’une stratégie à trois piliers : un régime obligatoire calibré par le choix du statut, un PER maximisé selon les possibilités fiscales de chaque régime, et un patrimoine complémentaire (immobilier, assurance-vie) pour couvrir le différentiel. Le choix entre TNS et assimilé salarié est le premier levier, mais pas le seul.
Ce que vous devez retenir
Les dirigeants assimilés salariés cotisent à la CNAV pour la retraite de base et à l’AGIRC-ARRCO pour la retraite complémentaire, exactement comme un salarié du secteur privé. Les taux de cotisation retraite complémentaire des TNS passent à 26,1 % en 2026, rapprochant leurs contributions de celles des salariés. Le seuil pour valider 4 trimestres en 2026 est de 7 212 euros de revenu annuel minimum dans les deux régimes. La valeur de service du point AGIRC-ARRCO est de 1,4386 euro en 2026, gel inédit depuis novembre 2024. Le plafond PER TNS est de 88 911 euros en 2026 contre 38 448 euros pour l’assimilé salarié. Un dirigeant assimilé salarié qui se verse uniquement des dividendes ne valide aucun trimestre de retraite. Le taux de remplacement du régime TNS est globalement inférieur à celui de l’assimilé salarié, ce qui impose souvent de compléter par des dispositifs d’épargne individuelle (PER, assurance-vie).
Votre stratégie retraite est-elle cohérente avec votre statut ?
Avez-vous simulé vos droits à la retraite sur info-retraite.fr en intégrant votre rémunération actuelle et votre mode de rémunération (salaire ou dividendes) pour vérifier que vous validez bien 4 trimestres annuels et que le niveau de pension projetée correspond à vos besoins, en ajustant si nécessaire le niveau de votre rémunération déclarée ?
Si vous êtes en régime TNS, avez-vous calculé votre plafond PER exact (10 % du bénéfice net + 15 % de la fraction entre 1 et 8 PASS) et vérifié si vous l’alimentez au maximum pour compenser structurellement le différentiel de pension entre votre régime obligatoire et celui d’un assimilé salarié à revenus équivalents ?
Avez-vous évalué l’impact d’un changement de statut (TNS vers assimilé salarié) sur l’ensemble de votre rémunération nette disponible, vos droits futurs à la retraite et votre stratégie patrimoniale globale, pour décider si le surcoût de cotisations est compensé par une pension future significativement plus élevée selon votre horizon de retraite ?
Notre cabinet accompagne les dirigeants dans la simulation de leurs droits à la retraite, l’optimisation du PER et la structuration de leur stratégie de rémunération en fonction de leur statut. Contactez-nous pour un premier échange.




