Choisir le bon régime d’imposition
10/07/2026

Imposition des dividendes en SASU : flat tax, barème progressif et arbitrage selon votre situation

Ce que vous devez savoir avant de commencer

Depuis le 1er janvier 2026, un prélèvement forfaitaire unique (PFU) au taux de 31,4 % est mis en place sur les différents revenus mobiliers et plus-values mobilières. Ce taux se décompose en 12,8 % d’impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux. Cette hausse d’1,4 point par rapport au taux antérieur de 30 % résulte de la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026, qui a relevé la CSG sur les revenus du capital pour financer la contribution pour l’autonomie.

Pour un président de SASU, cette évolution modifie l’équation fiscale des dividendes. En SASU, 100 % des dividendes sont soumis à la flat tax, sans cotisations sociales supplémentaires, contrairement à l’EURL où la fraction dépassant 10 % du capital est soumise aux cotisations TNS d’environ 45 %. C’est l’avantage structurel central de la SASU pour la rémunération mixte salaire-dividendes.

Mais la flat tax n’est pas automatiquement le régime optimal. L’arbitrage dépend principalement de la tranche marginale d’imposition : plus les revenus sont faibles, plus le barème progressif avec son abattement de 40 % devient intéressant. Ce guide vous donne les mécanismes exacts des deux régimes, les simulations chiffrées par profil, la nouveauté de la LF 2026 sur l’option barème, et la matrice de décision pour choisir le régime optimal selon votre situation.


1. Les deux régimes d’imposition disponibles en SASU

Le PFU (flat tax) : le régime par défaut

Le PFU s’applique de plein droit. L’associé unique n’a pas d’option à exercer pour en bénéficier : il s’applique automatiquement. Précompté sur le montant du dividende versé au taux de 31,4 %, le PFU comprend une partie de prélèvements sociaux (18,6 %) et une autre d’impôt sur le revenu (12,8 %).

Le principal avantage du PFU est sa simplicité : taux fixe et prévisible, pas d’abattement à calculer, pas d’interaction avec les autres revenus du foyer fiscal. Le président de SASU qui se verse 50 000 euros de dividendes paie exactement 15 700 euros de PFU (50 000 × 31,4 %), quels que soient ses autres revenus.

Le barème progressif : le régime sur option

En optant pour le barème progressif via la case 2OP, vous bénéficiez d’un abattement de 40 % sur les dividendes éligibles. Cette option est globale : elle s’applique à l’ensemble de vos revenus de capitaux mobiliers pour l’année entière.

L’option pour le barème progressif présente deux avantages. Elle permet de bénéficier de l’abattement de 40 % sur le montant du dividende brut. De plus, elle rend une partie de la CSG payée déductible des revenus imposables. La fraction représente 6,8 %.

La mécanique est la suivante : on applique l’abattement de 40 % sur le dividende brut, puis on déduit la CSG déductible de 6,8 %, et enfin on applique le barème progressif de l’IR sur la base réduite. Les prélèvements sociaux de 18,6 % restent dus dans tous les cas, quelle que soit l’option choisie.

La nouveauté LF 2026 : l’option barème n’est plus irrévocable

Depuis le 1er janvier 2026, l’option pour le barème progressif (case 2OP) n’est plus irrévocable. Vous pouvez désormais changer de choix chaque année. Avant cette réforme, opter pour le barème était une décision définitive qui s’appliquait à tous les revenus de capitaux mobiliers de façon permanente. Cette contrainte dissuadait beaucoup de dirigeants d’utiliser le barème même dans les années où il aurait été favorable. Désormais, l’arbitrage peut être recalculé annuellement, ce qui ouvre des opportunités d’optimisation pour les profils à revenus variables.


2. La mécanique de l’acompte : ce qui se passe au moment du versement

L’acompte obligatoire de 12,8 %

Un acompte obligatoire de 12,8 % doit être prélevé par la société lors du versement des dividendes. Il s’agit d’un acompte de l’impôt sur le revenu. Les 12,8 % correspondent à un acompte d’impôt. Ils font l’objet d’une régularisation lors du calcul définitif de l’impôt : complément à payer ou excédent à rembourser.

Concrètement, la SASU prélève 12,8 % au moment du versement des dividendes via le formulaire 2777, transmis à l’administration fiscale. Ce prélèvement est ensuite crédité sur l’IR lors de la déclaration annuelle. Si vous avez opté pour le barème progressif et que votre taux d’IR effectif sur les dividendes est inférieur à 12,8 %, le trop-versé vous est remboursé.

La dispense d’acompte pour les revenus modestes

L’actionnaire unique personne physique de la SASU peut être dispensé de verser l’acompte de 12,8 % si son revenu fiscal de référence de l’avant-dernière année est inférieur à 50 000 euros pour une personne seule ou 75 000 euros pour un couple soumis à imposition commune. Pour bénéficier de cette dispense, il faut en faire la demande expresse avant le 30 novembre de l’année précédant celle du paiement.

Cette dispense améliore la trésorerie du dirigeant : au lieu de décaisser 12,8 % au moment du versement des dividendes et d’attendre le remboursement lors de la déclaration annuelle, il ne décaisse rien jusqu’à la déclaration. La demande de dispense doit être formulée par écrit auprès de la SASU avant le 30 novembre de l’année N pour les dividendes versés en année N+1.


3. Les simulations chiffrées : PFU versus barème par profil

Le calcul détaillé pour 10 000 euros de dividendes

Avec le PFU :

Dividende brut = 10 000 euros. PFU = 10 000 × 31,4 % = 3 140 euros. Net en poche = 6 860 euros.

Avec le barème progressif (TMI 11 %) :

Base après abattement de 40 % = 10 000 × 60 % = 6 000 euros. IR à 11 % = 660 euros. CSG déductible = 660 × 6,8 / 100 = 44,88 euros. Prélèvements sociaux = 10 000 × 18,6 % = 1 860 euros. Imposition totale = 660 − 44,88 + 1 860 = 2 475,12 euros. Net en poche = 7 524,88 euros. Économie par rapport au PFU : 664,88 euros sur 10 000 euros de dividendes.

Avec le barème progressif (TMI 30 %) :

Base après abattement = 6 000 euros. IR à 30 % = 1 800 euros. CSG déductible = 1 800 × 6,8 / 100 = 122,40 euros. Prélèvements sociaux = 1 860 euros. Imposition totale = 1 800 − 122,40 + 1 860 = 3 537,60 euros. Net en poche = 6 462,40 euros. Surcoût par rapport au PFU : 397,60 euros.

Le tableau comparatif par TMI sur 10 000 euros de dividendes

TMIAvec PFUAvec barème progressifÉcartOption recommandée
0 %1 860 € (PS seuls)1 860 € (PS seuls)0 €Barème (simplicité)
11 %3 140 €2 475 €−665 €Barème
30 %3 140 €3 538 €+398 €PFU
41 %3 140 €4 490 €+1 350 €PFU
45 %3 140 €4 874 €+1 734 €PFU

Le point de bascule se situe entre les tranches à 11 % et 30 %. En dessous de 30 %, le barème progressif permet une économie d’impôt pouvant atteindre 1 280 euros sur 10 000 euros de dividendes.


4. La double imposition des dividendes : ce qu’elle signifie concrètement

IS puis IR : deux niveaux de taxation successive

Les dividendes subissent une double imposition que l’abattement de 40 % est censé compenser partiellement. Au premier niveau, la SASU paie l’IS sur ses bénéfices : 15 % sur les premiers 42 500 euros, 25 % au-delà. Au second niveau, le dirigeant paie le PFU ou l’IR sur les dividendes reçus.

En intégrant les deux niveaux, le taux d’imposition global sur les bénéfices distribués est le suivant. Pour un bénéfice de 100 euros : IS à 25 % = 25 euros, résidu distribuable = 75 euros. PFU sur 75 euros = 75 × 31,4 % = 23,55 euros. Total prélevé = 48,55 euros sur 100 euros de bénéfice initial, soit un taux d’imposition global de 48,55 %. C’est significativement plus élevé que la flat tax de 31,4 % applicable aux revenus financiers, ce qui relativise l’attractivité perçue des dividendes de SASU par rapport à d’autres enveloppes (assurance-vie, PEA).

L’abattement de 40 % : une compensation partielle de la double imposition

L’abattement de 40 % a été instauré pour éviter une double imposition en cas d’option à l’IR. En effet, les dividendes sont imposés en tant que bénéfices à la société (à l’IS), puis sont imposés après versement à l’entrepreneur ou associé (à l’IR). Pour réduire cette charge, cet abattement diminue la base imposable du foyer.

L’abattement ne s’applique qu’aux dividendes éligibles versés par des sociétés soumises à l’IS, ce qui est le cas standard de la SASU à l’IS. Les dividendes versés par une SASU à l’IR ne bénéficient pas de cet abattement.


5. La CDHR : le filet fiscal pour les hauts revenus

Le mécanisme applicable au-delà de 250 000 euros de RFR

La CDHR (Contribution Différentielle sur les Hauts Revenus) impose un taux d’IR effectif minimum de 20 % aux revenus fiscaux de référence supérieurs à 250 000 euros pour un célibataire ou 500 000 euros pour un couple. Si vos dividendes annuels restent sous 250 000 euros, la CDHR ne vous concerne pas.

Exemple : un dirigeant célibataire perçoit 300 000 euros de dividendes comme seul revenu. Son IR via le PFU s’élève à 38 400 euros (300 000 × 12,8 %), soit un taux effectif de 12,8 %. La CDHR lui impose un taux minimal de 20 %, soit 60 000 euros. Il doit donc verser un complément de 21 600 euros.

Pour les présidents de SASU dont les dividendes combinés aux autres revenus dépassent 250 000 euros, la CDHR annule partiellement l’avantage apparent du PFU. L’optimisation passe alors par la réduction du RFR (via des versements PER, des reports de dividendes, un fractionnement sur deux exercices) ou la mise en place d’une holding qui retient les dividendes au niveau de la société mère.

Le fractionnement des distributions : la tactique d’optimisation CDHR

Pour un dirigeant ayant accumulé 800 000 euros de réserves distribuables et prévoyant 250 000 euros d’autres revenus, l’arbitrage peut être de distribuer 350 000 euros en décembre 2026 (RFR d’environ 600 000 euros) et 450 000 euros en janvier 2027 (RFR limité selon projection). Le calcul comparatif peut économiser plusieurs dizaines de milliers d’euros de contribution CDHR.


6. La déclaration des dividendes : les cases à ne pas confondre

Le formulaire 2042 : les quatre cases essentielles

En SAS ou SASU à l’IS, vous reportez le montant brut des dividendes en case 2DC, l’acompte IR de 12,8 % déjà versé par votre société en case 2CK (indispensable pour éviter la double imposition), et vous cochez la case 2OP uniquement si vous optez pour le barème progressif.

La case 2CK est la plus critique et la plus souvent oubliée. Sans cette case, l’acompte de 12,8 % prélevé au moment du versement des dividendes n’est pas crédité sur votre impôt final, ce qui génère une double imposition. Cette erreur est fréquente et peut représenter plusieurs milliers d’euros de taxe payée en trop.

Les quatre cases à maîtriser

CaseContenuImportance
2DCMontant brut des dividendes éligiblesObligatoire
2CKAcompte de 12,8 % prélevé à la sourceCritique — évite la double imposition
2OPCocher pour opter pour le barème progressifNe cocher que si barème avantageux
2BHRevenus de capitaux mobiliers non éligiblesSi dividendes non éligibles à l’abattement

Les erreurs de déclaration les plus fréquentes

Les erreurs les plus fréquentes sont l’oubli de la case 2CK, la case 2OP cochée par mégarde (qui déclenche l’option barème sur tous les revenus de capitaux mobiliers), et la rémunération du président déclarée en double.

La case 2OP est particulièrement piégeuse depuis la réforme LF 2026 qui rend l’option annuelle et non plus irrévocable. Certains logiciels fiscaux peuvent cocher cette case par défaut ou proposer de la cocher sans simulation préalable. Ne cocher la case 2OP qu’après avoir simulé le résultat avec et sans option.


7. SASU versus EURL : pourquoi le régime des dividendes est fondamentalement différent

La règle des 10 % en EURL : le piège à éviter

En EURL, la fraction des dividendes qui dépasse 10 % du capital social (augmenté des primes d’émission et des apports en compte courant d’associé) est soumise aux cotisations sociales TNS, avec un taux global d’environ 45 %. Ces cotisations ouvrent des droits à la retraite et à l’assurance maladie.

Avec un capital de 1 000 euros et 30 000 euros de dividendes en EURL : fraction PFU (10 % de 1 000 euros = 100 euros) : 100 × 31,4 % = 31 euros. Fraction TNS (29 900 euros) : 29 900 × 45 % = environ 13 455 euros. L’impact est considérable. Avec un capital faible, la quasi-totalité des dividendes subit les cotisations TNS.

La SASU : aucune cotisation sur les dividendes quelle que soit la fraction

En SASU, aucune cotisation sociale ne s’applique sur les dividendes, quelle que soit leur montant et indépendamment du niveau du capital social. Le président de SASU qui distribue 200 000 euros de dividendes ne paie que le PFU de 31,4 %, soit 62 800 euros, sans aucune cotisation sociale supplémentaire. La contrepartie est l’absence de droits sociaux générés par ces dividendes : pas de trimestres de retraite, pas de points AGIRC-ARRCO, pas d’indemnités journalières.


8. L’arbitrage salaire/dividendes en SASU : la stratégie optimale

Le pattern de référence en 2026

Pour un dirigeant en SASU, le pattern le plus robuste consiste à se verser un salaire brut au niveau du PASS 2026 (48 060 euros), ce qui garantit 4 trimestres de retraite validés, évite la taxe PUMa, et ouvre un plafond PER déductible. Le solde du résultat est ensuite distribué en dividendes au PFU 31,4 %. Sur un résultat cible de 150 000 euros, ce pattern optimise le rapport net en poche, protection sociale et retraite.

La matrice d’arbitrage selon le profil

ProfilStratégie recommandéeRaisonnement
TMI foyer < 11 %, revenus modestesBarème progressif pour les dividendesÉconomie de 665 euros sur 10 000 euros
TMI foyer 11 %, résultat SASU importantBarème + simulation volumeBarème avantageux jusqu’à un certain volume
TMI foyer 30 %PFU par défautBarème défavorable à partir de 30 %
TMI foyer 41 % ou 45 %PFU + PER pour réduire TMIPFU optimal, PER pour réduire RFR
RFR > 250 000 eurosPFU + optimisation CDHRFractionnement des distributions + PER
Revenus variables d’une année sur l’autreRéévaluer chaque annéeOption barème annuelle depuis LF 2026

Ce que les dividendes ne font pas en SASU

Les dividendes ne génèrent pas de droits sociaux (retraite, protection sociale) contrairement au salaire. Un dirigeant qui se rémunère exclusivement en dividendes ne valide aucun trimestre de retraite, ne bénéficie d’aucune couverture maladie au titre de son activité et ne dispose d’aucune prévoyance.

Cette limite fondamentale justifie le maintien d’un salaire minimal même pour le dirigeant qui optimise via les dividendes. Le manque à gagner en droits retraite d’une carrière entière en dividendes peut représenter plusieurs centaines d’euros de pension mensuelle de moins, soit plusieurs dizaines de milliers d’euros sur la durée de retraite.


Les erreurs qui coûtent le plus cher sur les dividendes SASU

Utiliser encore le taux de 30 % dans les calculs. Si vous utilisez encore 30 % dans vos calculs, vous vous trompez. Le PFU dividendes est de 31,4 % depuis le 1er janvier 2026. Sur 100 000 euros de dividendes, l’erreur représente 1 400 euros de prévision de trésorerie.

Cocher la case 2OP sans simulation préalable. Opter pour le barème progressif à TMI 30 % ou supérieure coûte plus cher que le PFU. Beaucoup de dirigeants cochent cette case par habitude ou sur conseil non actualisé, sans simuler l’impact réel sur leur foyer fiscal.

Oublier la case 2CK dans la déclaration annuelle. L’acompte de 12,8 % prélevé au moment du versement des dividendes doit être déclaré en case 2CK pour être crédité sur l’IR final. Son oubli génère une double imposition dont le remboursement nécessite une réclamation auprès du service des impôts.

Ne pas anticiper la CDHR pour les RFR dépassant 250 000 euros. Le mécanisme de la CDHR est un filet fiscal souvent découvert trop tard, lors de la déclaration annuelle en N+1. L’anticipation via le fractionnement des distributions entre deux exercices ou via des versements PER réduit significativement l’exposition.


FAQ

Peut-on choisir chaque année entre PFU et barème progressif depuis 2026 ?

Oui. Depuis le 1er janvier 2026, l’option pour le barème progressif (case 2OP) n’est plus irrévocable. Vous pouvez désormais changer de choix chaque année. Cette flexibilité est particulièrement utile pour les dirigeants dont les revenus varient d’une année à l’autre : les années de revenus élevés, le PFU est optimal ; les années de revenus faibles (congé parental, création d’activité), le barème peut devenir avantageux.

Les dividendes d’une SASU à l’IR sont-ils traités de la même façon ?

Non. En SASU à l’IR, la logique est radicalement différente : vous ne déclarez pas des dividendes mais une quote-part de résultat (BIC, BNC ou BA) via la déclaration 2042 C PRO. Le régime PFU/barème avec abattement de 40 % ne s’applique qu’aux dividendes versés par une SASU à l’IS.

L’option barème s’applique-t-elle seulement aux dividendes de la SASU ?

Non. L’option barème est globale : elle s’applique à l’ensemble des revenus de capitaux mobiliers pour l’année entière. Si vous optez pour le barème sur les dividendes de votre SASU, cette option s’applique également à vos dividendes d’autres sociétés, à vos intérêts de livrets imposables, et à vos plus-values mobilières de l’année. Simutler l’impact global sur l’ensemble du foyer fiscal est indispensable avant de cocher la case 2OP.

Un dirigeant de SASU peut-il être dispensé de l’acompte de 12,8 % ?

Oui, si son revenu fiscal de référence de l’avant-dernière année ne dépasse pas 50 000 euros pour une personne seule ou 75 000 euros pour un couple. La demande doit être faite avant fin novembre auprès de la société. Cette dispense n’est pas automatique : elle doit être demandée explicitement chaque année avant le 30 novembre N pour les dividendes perçus en N+1.


Conclusion : la flat tax n’est pas toujours la réponse, et depuis 2026 vous pouvez changer d’avis chaque année

L’imposition des dividendes en SASU est plus nuancée que le simple taux affiché de 31,4 %. Le régime optimal dépend de votre TMI, de votre RFR total, de vos autres revenus de capitaux mobiliers et de votre exposition à la CDHR. La réforme LF 2026 qui rend l’option barème annuelle et non plus irrévocable est une avancée concrète : elle permet d’adapter le choix à chaque situation fiscale sans être contraint par une décision passée.

Ce que vous devez retenir

Le PFU s’établit à 31,4 % depuis le 1er janvier 2026 (12,8 % d’IR et 18,6 % de prélèvements sociaux), en hausse d’1,4 point par rapport au taux antérieur de 30 %. En SASU, 100 % des dividendes sont soumis au PFU sans cotisations sociales supplémentaires, contrairement à l’EURL où la fraction dépassant 10 % du capital est soumise aux cotisations TNS d’environ 45 %. Le point de bascule entre PFU et barème progressif se situe entre les tranches à 11 % et 30 % : en dessous de 30 % de TMI, le barème est généralement plus favorable ; au-delà, le PFU l’emporte. Depuis 2026, l’option pour le barème progressif n’est plus irrévocable : vous pouvez changer de régime chaque année. La case 2CK est critique dans la déclaration annuelle : son oubli génère une double imposition de 12,8 % sur les dividendes déjà soumis à l’acompte. La CDHR s’applique aux RFR supérieurs à 250 000 euros (célibataire) et impose un taux d’IR effectif minimum de 20 % : le fractionnement des distributions et les versements PER sont les deux leviers principaux pour réduire cette exposition. Les dividendes ne génèrent aucun droit social en SASU (retraite, protection maladie, prévoyance) : un salaire minimal reste indispensable pour ne pas créer d’années blanches de retraite.

Votre imposition des dividendes est-elle vraiment optimisée en 2026 ?

Avez-vous simulé votre imposition totale sous les deux régimes (PFU et barème progressif avec abattement de 40 %) en intégrant l’ensemble des revenus de capitaux mobiliers de votre foyer fiscal pour l’année en cours, de façon à vérifier si la case 2OP doit être cochée ou non dans votre déclaration 2026 ?

Si votre RFR combiné (salaire + dividendes + autres revenus) dépasse ou approche les 250 000 euros, avez-vous calculé votre exposition à la CDHR et évalué l’impact d’un fractionnement des distributions entre deux exercices ou d’un versement PER supplémentaire pour réduire votre RFR sous ce seuil ?

Avez-vous vérifié que la case 2CK de votre déclaration annuelle contient bien le montant exact de l’acompte de 12,8 % prélevé par votre SASU au moment du versement des dividendes, pour éviter la double imposition qui est l’erreur de déclaration la plus fréquente et la plus coûteuse pour les dirigeants de SASU ?

Notre cabinet accompagne les présidents de SASU dans l’optimisation de leur imposition des dividendes, l’arbitrage salaire/dividendes/PER et la simulation PFU versus barème selon leur situation fiscale personnelle. Contactez-nous pour un premier échange.

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